La première rentrée : nos conseils !

Que ce soit chez l’assistante maternelle, la “nounou”, à la crèche ou à l’école, la rentrée représente une source de stress dans la vie de l’enfant et d’un parent. Il est donc important que préparer cette première séparation et de suivre les réactions de votre enfant afin de répondre au mieux à ses besoins. De nouveaux rituels sont à mettre en place pour créer une routine apaisante et efficace.

Vivre une rentrée en toute sérénité

La première séparation, qu’elle soit chez l’assistante maternelle ou à l’école, est une étape importante qu’il est primordial de pouvoir anticiper afin de permettre une rentrée sereine. Plusieurs étapes peuvent être mises en place.
Durant les premiers mois de l’enfant, confiez-le à des personnes de votre entourage pour le préparer à la future séparation. Cela permettra à votre bébé de s’habituer à rencontrer de nouveaux visages, et la première séparation en crèche sera alors moins difficile.
Discutez avec le personnel de la crèche pour coordonner vos discours et assurer une continuité dans les soins : cela augmentera son sentiment de sécurité.

Parlez à votre enfant ! La communication est un élément important pour lui permettre de se repérer et de se rassurer. Vous pouvez, par exemple, s’il fait sa première rentrée à l’école, lui expliquer que cette journée lui permettra de découvrir de nouvelles personnes et que vous reviendrez le chercher le soir. Pour que votre enfant puisse se repérer donnez-lui des marqueurs de temps tel que « je viendrai te chercher après le goûter ». Un marqueur visuel est également une solution. Pour préparer la rentrée scolaire, il est intéressant de visiter en amont l’école ou d’aller voir la cour. Cela permet à votre enfant de connaître ce nouveau lieu et d’être rassuré. La rentrée peut être intense émotionnellement pour votre enfant, assurez-vous de réaliser une bonne transition émotionnelle en prenant avec lui son doudou ou sa tétine

Une rentrée au top de sa forme !

Préparer son enfant physiquement est tout aussi important que psychologiquement. Retenez qu’un enfant de 3 ans est capable de se repérer entre hier, aujourd’hui et demain. Il n’est donc pas nécessaire de parler continuellement de l’école. Préférez mettre en place une frise ou un calendrier une dizaine de jours avant la rentrée scolaire. Les premiers jours seront intenses et éprouvants pour l’enfant qui sera surement fatigué à la rentrée. Vous pouvez ainsi le préparer en recadrant le sommeil avec des heures de coucher raisonnables pour s’habituer au futur rythme scolaire. Préparer les affaires scolaires avec votre enfant pour ancrer et appréhender la rentrée avec envie. N’hésitez pas à lire des livres sur l’école maternelle pour préparer ce grand jour.

Les réactions le jour J

Soyez serein le jour J pour que votre enfant appréhende la rentrée, plus apaisé. On a tendance à l’oublier mais les enfants sont de véritables « éponges émotionnelles ».

Prévoyez un réveil plus tôt pour qu’aucun autre stress ne vienne se rajouter à la future séparation. Rappelez à votre enfant les marqueurs de temps.
Pensez au doudou ou la tétine.
Soyez confiant envers le personnel éducatif qui, bien entrainé, saura prendre soin de votre enfant. Privilégiez la douceur d’un court moment de « au revoir » plutôt qu’un temps long et une séparation douloureuse. Vous pouvez créer un rituel favorisant cette séparation.
La présence des deux parents n’est pas conseillée. Le jour de la rentrée est un jour chargé d’émotions pour vous, votre tout-petit …et les autres enfants. Imaginez 27 enfants accompagnés de leurs deux parents dans une classe de 50m2 : cela fait beaucoup de monde, beaucoup de stress et beaucoup de bruit. Un parent est bien suffisant ! En revanche, il est intéressant que le deuxième parent se rende disponible pour aller récupérer l’enfant à l’école, ou le jour suivant.

Les pleurs lors de la séparation, un moyen de communication

Un enfant de moins de six ans n’est pas maître de ses émotions. Son immaturité cérébrale ne lui permet pas de prendre de la distance ou de relativiser une situation qui le met en difficulté. Comme il ne peut pas encore vous dire ce qu’il ressent avec des mots, c’est avec des pleurs qu’il exprime ses émotions.
Les pleurs peuvent être perçus par l’adulte comme la manifestation d’une grande tristesse chez l’enfant alors qu’ils servent parfois uniquement à marquer ce temps de la séparation, car il ne sait pour l’instant pas dire au revoir autrement.
N’écourtez pas le moment de la séparation en partant discrètement, il pourrait être interpréter comme un abandon aux yeux de l’enfant. Dites-lui au revoir et communiquez avec votre enfant en lui expliquant que vous allez revenir le chercher. Faciliter la séparation en mettant en place un rituel entre votre enfant et vous. Par exemple : dire au revoir à travers la vitre, le laisser refermer la porte…

Astuces : En amont, on peut mettre en place des jeux tels que “coucou-caché” surtout autour de 8-9 mois. A cet âge l’angoisse de séparation est plus vive car l’enfant comprend qu’il est un être à part entière et détachée de sa mère. Lors des jeux de “disparition” l’enfant comprend qu’un objet peut disparaitre et réapparaitre.

Si votre enfant continue à pleurer les jours suivants ou refuse d’aller à l’école, parlez-en avec l’équipe pédagogique pour trouver un rituel qui rassurera l’enfant.

Astuces : Quelques exemples d’éléments pouvant rassurer l’enfant : une photo, un foulard imprégné de l’odeur. Vous pouvez même dessiner un cœur sur le poignet de l’enfant au moment de la séparation, ainsi en le regardant il pensera à vous.

Le premier jour de l’école est passé ! S’entame une deuxième partie toute aussi importante, le retour auprès de ses parents. La journée chargée d’émotions que vient de vivre votre enfant doit être soulignée par une petite collation réconfortante et un temps privilégié. Soyez tout avec votre enfant à l’aide de jeux de câlins et de réconfort.

Retrouvez l’entretien, en vidéo, de Magali Sanchez, Infirmière Puéricultrice, à l’Institut de la Parentalité de Bordeaux Floirac.

Bonne rentrée à tous et à toutes !

Magali Sanchez, infirmière puéricultrice

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