Maintenir un lien chaleureux au jeune enfant dans les moments difficiles.

Devenir parent propulse l’adulte dans une nouvelle attention, particulièrement focalisée sur le nouveau-né ! Durant la grossesse, les préoccupations envers le bébé sont mêlées aux besoins physiologiques et au corps de la mère. Puis arrive un petit être qui a ses propres besoins, intenses, constants et impérieux (et pour quelques années !). Nouveau-né qui exprime chacun de ses inconforts, de ses faims, de ses sentiments encore si confus par des expressions toutes aussi intenses que saisissantes : les pleurs, les cris et les tensions du corps !

Le quotidien de l’adulte devient une balance constante entre ses propres besoins (dormir, manger, se laver…) et ceux du bébé, qui bien souvent prennent le dessus, du moins dans ses premiers temps de vie. Il arrive que le parent se sente débordé par les besoins et les états de détresse de son enfant. Pour trouver les ressources dans ces moments difficiles, il est essentiel de comprendre l’enjeu de ces moments et de repérer petit à petit quand sa propre détresse d’adulte prend le dessus sur sa capacité à prendre soin de l’enfant [voir article 1].

Ainsi lorsque l’adulte repère ses moments de débordements dans la relation à l’enfant, il peut chercher et identifier les ressources les meilleures pour lui afin de restaurer dans un premier temps son propre équilibre, faire diminuer sa tension intérieure et favoriser les conditions de maintien d’un lien chaleureux pour l’enfant [Voir article sur Besoin de sécurité, à rédiger !!]. Il peut par exemple :

  • Passer le relais est toujours, lorsque c’est possible, une alternative qui permet à l’enfant de trouver une continuité chez un adulte qui est disponible pour prendre soin de lui, pour rester à ses côtés. Car parfois, il s’agit plus de « supporter » les pleurs d’un bébé que d’y répondre. Les pleurs sont une expression de l’enfant, parfois nécessaire et on ne peut pas toujours y apporter une réponse pour les faire « cesser », par contre il est important de pouvoir les « accueillir ». Ce qui engage de pouvoir les supporter…
  • Pouvoir supporter les cris du bébé suppose de pouvoir resté disponible, sans se laisser « embarquer ». Dans la proximité corporelle, sonore parfois envahissante de la détresse du bébé et face à l’impossibilité de le calmer, nous nous laissons parfois gagner par l’émotion traduite par la tension du corps de l’enfant. Ce dernier est lui-même très sensible à l’état de tension de son entourage, au travers du portage, de la voix et des intentions.
    Si le parent est « embarqué » dans la tension, la situation relationnelle devient un cercle de tension dont chacun est en difficulté pour s’en sortir. L’enfant n’a pas encore la capacité de réguler seul ses émotions et ses tensions. C’est donc l’adulte qui va pouvoir accueillir et nommer les émotions vécues, tant par lui-même que par l’enfant. Il peut alors utiliser des outils pour aider à réguler les émotions lors de ces moments intenses (voir article émotions A rédiger??!). Pour certains adultes, chanter peut se révéler par exemple un précieux allier dans ces moments de débordements émotionnels [voir article 3], permettant de s’appuyer sur sa propre respiration tout en créant un bain sonore pour l’enfant. Bien d’autres possibilités s’offrent comme moyen de maintenir du lien à l’enfant. A chaque adulte et parent de mener cette enquête personnelle et trouver, pour soi, ses propres façons de rester attentif à ses états émotionnels et de maintenir une disponibilité et une cohérence dans son attention vers l’enfant dans les moments difficiles.