Qu’est-ce qu’ESPOIR ? 

ESPOIR est une nouvelle stratégie d’intervention en prévention proposée par l’Institut de la Parentalité pour transformer la protection de l’enfance. Ce n’est pas un programme de plus, mais un protocole coordonné et innovant permettant d’agir auprès des familles les plus vulnérables, en utilisant le levier du soutien à la parentalité. 

ESPOIR propose d’agir (d’abord en Nouvelle-Aquitaine) auprès de familles ayant fait l’objet d’une information préoccupante, qu’elle soit classée sans suite ou que la famille ait fait l’objet d’une mesure d’aide éducative (AED, AEMO). ESPOIR ne réinvente pas tout. Il va s’appuyer sur les dispositifs qui existent déjà et font leurs preuves : PANJO, par Santé Publique France , l’intervention relationnelle utilisée par les Canadiens, l’approche sensible au trauma inspirée du modèle ARC, et bien sûr ceux portés par l’Institut de la Parentalité, AVION et BASE.

Le but est de trouver la bonne combinaison, ajustée face à une situation particulière. Ces interventions sont destinées à être combinées selon la situation, la vulnérabilité, la temporalité et les besoins des familles. Il s’agit de proposer la réponse la plus appropriée. C’est ce qu’on appelle une approche « proportionnée », c’est-à-dire une construction par combinaisons, et non un déploiement linéaire.

« ESPOIR est donc une « stratégie combinatoire », c’est à dire l’articulation intelligente, graduée et évolutive de programmes probants, ajustés aux besoins réels des familles et aux contextes des territoires. »

Ensuite, l’idée est que tout programme ayant fait ses preuves pourrait être intégré à la stratégie, on pourrait penser à P.I.P.P.I. en Italie.
ESPOIR va évidemment se coconstruire en évaluant l’impact du soutien que l’on apporte, humainement et financièrement.

Si l’on devait résumer l’objectif principal d’ESPOIR ?

L’objectif principal est d’agir beaucoup plus tôt pour éviter les situations où le lien entre l’enfant et ses parents est déjà abîmé. L’idée est de prévenir, plutôt que de réparer, en s’appuyant sur des approches fondées sur l’attachement, la régulation émotionnelle et la prévention psychique précoce en utilisant les leviers du soutien à la parentalité.

Quel constat vous a amené à vouloir proposer la stratégie ESPOIR ?

L’Institut de la Parentalité s’est créé en 2014 pour agir en prévention psychique précoce, dans le but d’éviter que se cristallise un certain nombre de pathologies de l’enfant.
Les Instituts de la Parentalité en France agissent sur de la prévention universelle en apportant son soutien à tous les parents, puisque le fait-même de devenir parent met en situation de vulnérabilité.

Mais il est urgent de faire plus et plus tôt. Le constat est sans appel : le système public de protection de l’enfance est dans un état critique, saturé, ses acteurs sont morcelés, et les interventions arrivent trop tard. La protection de l’enfant subit des évolutions complexes à la fois systémiques et économiques (il coûte 12 milliards d’euros par an aux Départements).
Partant d’une base scientifique, clinique et économique, ESPOIR soutient qu’agir tôt permet d’éviter des troubles plus graves, de réduire la durée des placements, de soutenir la déjudiciarisation et limiter l’hyper-médicalisation. Enfin, il permettra de générer moins de coûts à long terme.

Qui porte ESPOIR ?

Un Comité de Pilotage, composé de membres de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, de l’Institut de la Parentalité, de Santé Publique France et des conseils départementaux volontaires. Il garantit l’orientation politique et le financement.
ESPOIR est aussi constitué d’un Groupe de Recherche et d’Innovation en Parentalité (GRIP) qui réunit une trentaine de chercheurs, des cliniciens, juge pour enfants, membres de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, … Des liens étroits sont tissés avec l’Université de Nantes, les universités québécoises (Montréal, Laval, Trois-Rivières), le CHU de Bordeaux et le Centre Polariss. Ce groupe garantit l’adaptation scientifique et organisationnelle d’ESPOIR.

Comment ESPOIR va-t-il se déployer ?

Les premières étapes sont les suivantes : former les professionnels d’évaluation au service des CRIP à la théorie de l’attachement et coconstruire avec le référentiel HAS une évaluation plus fine des situations ; créer des équipes test dans plusieurs départements pilotes. Les équipes mettront en œuvre les programmes probants et avanceront dans une logique d’essai-erreur pour ajuster.
La démarche est pragmatique, elle combine action et évaluation pour permettre de réajuster les combinaisons si nécessaire. C’est un protocole dynamique qui, parce qu’il s’appuie sur un socle clinique commun, permet d’éviter la juxtaposition ou l’empilement.

Quelles sont les promesses d’ESPOIR ?

ESPOIR vise à offrir à tous les enfants l’espoir d’une vie meilleure, et aux professionnels un sens retrouvé à leurs actions.

« L’enfant est précieux. Il incarne l’avenir, concentre nos espoirs, nos ambitions, et nous invite à revisiter notre propre humanité. Il nous faut agir maintenant. Pourquoi attendre ?« 

Contacter l'Institut
Vous souhaitez que l’institut de la parentalité vous accompagne ?
Contacter l’Institut

Le secrétariat national est ouvert les lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 17h00, et le mardi de 9h00 à 12h30.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être au courant de toute notre actualité
Institut de la Parentalité
Présentation de la confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site Web que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Si vous vous connectez au site, vous comprenez et consentez à ce que votre adresse IP et les informations de votre navigateur puissent être traitées par les plugins de sécurité installés sur ce site.